Autopsie d’une rupture française

Coécrit par Kamel Smaïli et Mohamed Diouri, le livre «Autopsie d’une rupture française» vient de paraître aux éditions l’Harmattan. L’essai tente de rappeler à la France sa diversité ethnique et culturelle.

Sous titré «Les noirs et les Arabes : une chance pour la France», le livre Autopsie d’une rupture française, paru chez l’Harmattan, dissèque le malaise français à l’égard de l’immigration. Dans une France en désarroi, où un discours de haine, de plus en plus toléré, se répand sur la place publique et dans les médias, la place de l’étranger en général et de l’Arabe en particulier est au centre des débats.

Kamel Smaïli, Franco-algérien, docteur ingénieur et professeur à l’université de Lorraine et Mohamed Diouri, Franco-marocain, docteur ingénieur de l’université de Grenoble, ont souhaité démontrer à la France l’impertinence de sa méfiance à l’égard des générations de citoyens issus de l’immigration. «On ne peut finir cet essai sans redonner confiance à cette vieille dame qui a peur (la France), il faudrait peut-être d’abord qu’elle comprenne le mal-être de certains de ses enfants».

Loin de vouloir «blanchir» les Beurs et les Blacks, les deux auteurs ont choisi de rappeler à la France sa plus grande qualité, celle d’avoir intégré et donné sa chance à nombre d’immigrés devenus, par la suite, des hommes et des femmes à succès. Le livre comporte une série de portraits de personnalités connues qui font honneur à la France plurielle. Qu’ils soient intellectuels, hommes d’affaires ou artistes, ils ont tous en commun ce parcours admirable qui n’aura pu être réalisé ailleurs. On y lira des pans de vie de la femme de lettres Assia Djebar, du footballeur Zineddine Zidane, de l’humoriste  Jamel Debbouz, de l’homme d’affaires Carlos Ghosn, de l’écrivain et poète devenu président du Sénégal, Leopold Sédar Senghor, de l’écrivain Tahar Ben Jelloun, du chorégraphe Kamel Ouali, du penseur et écrivain Amine Maalouf, de l’entrepreneur Bertin Nahum, du rugbyman Abdelatif Benazzi, de l’entrepreneur Mohed Altrad, du gypsy Jahloul Bouchikhi alias chico, ou de Yannick Noah, le tennisman et chanteur le plus apprécié de France.

Dans Autopsie d’une rupture française, les deux auteurs appellent également les Français de l’immigration à faire preuve de bonne foi et de tendre la main à la France en signe de reconnaissance, geste nécessaire en ces temps troubles où le repli identitaire sépare et détruit.