Viol-Drive

La jeune femme de 26 ans ne cherchait qu’à regagner son domicile ce soir-là, et quoi de plus rassurant que de héler un petit-taxi pour la conduire at home. Sauf que le chauffeur ainsi qu’un complice, qui se présentait comme un passager prenant le même parcours, se sont relayés sur la pauvre victime en la violant tour à tour sous la menace d’armes blanches. Certes, la police a vite fait d’interpeller les suspects suite à la plainte de la victime soutenue (fait très rare chez nous) par son époux. Mais l’affaire n’est pas pour autant close pour cette jeune femme. Elle devra désormais vivre avec… même avec un conjoint compréhensif plein de compassion. Cela laisse des séquelles. Cependant, la majorité des femmes victimes de viol n’en parlent jamais par peur de tout perdre. La victime est souvent rejetée par son mari dès qu’il apprend sa mésaventure ; les membres de la famille ne sont pas en reste, la société n’a pas de pitié dans ce cas de figure. Une mentalité minable. Au mieux, la victime est «classée» à vie. Et le pire c’est que la sanction du violeur, za3ma mis sous les verrous et déféré devant la justice, est toujours disproportionnée par rapport à l’horreur commis. Le viol, c’est la douleur et la peine éternelle que l’on grave à jamais dans l’esprit d’un individu. C’est bizarre cette mentalité (la nôtre et celle de notre justice) : si la victime est ma femme, ma sœur ou ma fille je ne réfléchis pas un instant ; je veux faire justice moi-même et sur le champ. Mais s’il s’agit de quelqu’un que je ne connais pas, je me contente de condamner le violeur à quelques mois de repos aux frais du contribuable avant de le relâcher dans la nature, plus «excité» que jamais.