Une pilule difficile à  avaler

Les autorités de Casablanca ont décidé d’ouvrir de nouvelles zones à  horodateur.

Elles veulent maximiser les recettes de stationnement de la ville car le système traditionnel des gardiens ne rapporte pas grand-chose, sauf aux élus qui font du trafic d’autorisations. La ville va aussi gérer directement ces espaces à travers une société de développement local, au lieu de les confier à des privés afin d’éviter les erreurs du passé. Tout ceci est bien, c’est un pas vers une meilleure gouvernance locale. Sauf que les habitants et les visiteurs des quartiers concernés vont trinquer ! Le coût du stationnement va au moins doubler, sachant qu’en plus, dans plusieurs zones, les gardiens restent après le passage aux horodateurs. Qu’est-ce que la ville va offrir en contrepartie ? Les millions de dirhams qui seront encaissés seront-ils dépensés dans des actions utiles et visibles pour les Casablancais ? Les chaussées défoncées dans ces quartiers seront-elles par exemple réparées ? On attendra de voir ce qui sera fait. Mais à quelques mois des élections communales, il serait pertinent que les élus actuels communiquent sur ce dossier pour en expliquer les tenants et les aboutissants. Car la pilule est difficile à avaler…