Serment d’Hippocrate

Le feuilleton n’est pas près de finir…

Le feuilleton n’est pas près de finir. Dans la santé, il ne se passe pas une semaine sans qu’un problème n’oppose un des syndicats au ministère. Tarification, élections de l’ordre, ouverture du capital des cliniques … Tout est sujet à polémique. Normal. Dans un pays qui veut avancer, il faut que la discussion soit acceptée, que chacun puisse défendre ses positions, montrer que sa solution est la plus perspicace. On ne peut donc accuser les professionnels de la santé d’être intransigeants. D’ailleurs, y a-t-il une corporation qui se prive de mettre la pression sur son ministère de tutelle pour obtenir qui un allègement fiscal, qui des mesures de protection, qui des subventions. Mais là où le bât blesse chez les blouses blanches, c’est que certains, heureusement une minorité, foulent au pied la déontologie. Exemple révélateur : après une opération bénigne, un patient s’inquiète de voir persister une enflure. Il se rapproche de son médecin qui reconnaît avoir oublié un fil. Celui-ci est vite retiré. Le patient, qui a déjà honoré une facture de plus de 1 000 DH, remercie et s’apprête à partir quand on lui demande de payer l’acte. Il tombe des nues, jurant qu’il ne remettra plus les pieds chez ce médecin qui, confus, motive son exigence par le manque de clients. Faut-il pour autant extorquer des fonds aux patients ? Apparemment non. Mais quand on ne pense qu’à se remplir les poches, le serment d’Hippocrate est vite oublié.