Rent a car

Comme les téléboutiques (et les mahlabates) vers la fin des années 1990, on remarque depuis quelques années une floraison d’agences de location de voitures, notamment dans les quartiers populaires.

 Presque dans chaque ruelle, apparaît une pancarte pendant de la fenêtre d’un appartement où est inscrit en anglais «Rent a car». Visiblement, ce doit être une affaire juteuse, avec l’autre impression que «koullou man habba wa dabba» peut devenir loueur. C’est un domaine qui ne connaît pas de crise et n’est nullement saturé. Ce n’est pas pour faire un état des lieux du secteur  mais en parallèle, cette activité engendre pas mal de problèmes et de craintes aussi. Il y en a qui louent une voiture, font une copie de la clé avant de la rendre et puis revenir quelques jours plus tard pour la piquer. D’autres, plus opportunistes, louent une voiture pendant une semaine ou une dizaine de jours à 200 DH la journée et l’utilisent comme un moyen de transport, surtout depuis l’aéroport. A 300 DH la course et avec trois courses par jour en moyenne il est facile de faire le compte. On peut aussi commettre des agressions, des vols et des escroqueries avec une voiture de location, car, et c’est là le problème, rien ne distingue une voiture de location de celle d’un particulier. Au moins dans le siècle dernier il y avait deux petites barres sur la plaque minéralogique permettant à tout un chacun de reconnaître de loin qu’il s’agit d’une voiture louée. Le secteur s’est rapidement développé et a besoin d’une meilleure organisation.