Puces itinérantes

La commercialisation sauvage de puces GSM continue de plus belle.

Ce n’est plus seulement par les vendeurs à la sauvette que l’on retrouve par exemple à Derb Ghallef, elle se fait le plus «légalement» du monde par de jeunes garçons et filles habillés de t-shirt mauve, rouge ou orange, les couleurs des trois opérateurs locaux. Ils se livrent à une concurrence acharnée sur les lieux très fréquentés : marchés, places publiques, gares et même aéroports. Jusque-là rien de grave. Les vendeurs remplissent normalement les formulaires d’abonnement ou, pour ne pas perdre de temps, prennent carrément en photo la pièce justificative présentée par l’abonné. Seulement, ces informations ne sont que rarement introduites dans la base de données des opérateurs comme l’exige la loi. Ceux dont la puce achetée auprès de ces revendeurs se bloque subitement peuvent en témoigner. Et ce qu’ils ignorent, c’est que leur identité peut être utilisée pour établir des abonnements dans différents endroits du pays avec le risque d’être le double de personnes parfois malintentionnées. C’est une fabulation que de dire que les principaux concernés ne sont pas au courant de ces pratiques. En réalité, ils engagent bel et bien leur responsabilité en habilitant ces revendeurs. Le consensus a trop duré. Il faudrait que l’ANRT siffle enfin la fin du match qui se déroule en dehors du champ de jeu légalement délimité n