Omar Salim show

Les esprits qui ne sont pas affectés d’amnésie se souviennent encore de l’affront essuyé par Omar Salim par les soins de 2M, il y a deux lustres.

Les esprits qui ne sont pas affectés d’amnésie se souviennent encore de l’affront essuyé par Omar Salim par les soins de 2M, il y a deux lustres. Cette sémillante réplique de Patrick Poivre d’Arvor s’est fait honteusement sadiser par son employeur qui l’a boutée hors de l’antenne tout en lui conservant ses émoluments. Omar Salim demeure, malgré le passage du temps, tellement offusqué par sa mise au placard qu’il en a formé la matière amère d’un opus, «Le Placard», et qu’il ne peut s’empêcher de donner libre cours à sa vendetta verbale contre la chaîne coupable, chaque fois qu’on lui tend un micro. Radio Mars lui a offert une telle aubaine, samedi 29 septembre. Pendant deux heures, ponctuées d’airs de son choix, il a effectué un numéro impressionnant, alternant émotion et rage, sensibilité et aveux d’exécration. D’une voix trempée dans le vitriol, il a dézingué, avec une joie féroce et comme attendu, la chaîne, objet de son ressentiment. La télévision, en général, semble l’écœurer, à cause de ses émissions décérébrantes et de son humour bête ; il en a dit pis que pendre. Amené à s’exprimer sur le sport national, Omar Salim n’a pas hésité à avancer qu’il est en retard d’une mutation, qu’il est perclus d’immobilisme, et que son présent se trouve ridé par la faute de ses responsables, des «ingénieurs», peu ingénieux en ce domaine. Le reste était à cet acide avenant, à l’exception des témoignages admiratifs envers Jacques Brel, Salim Lahlali ou Abdelwahab Doukkali. Omar Salim ne va pas se faire que des amis. Il s’en moque.