Les carences du tourisme

La barre des 10 millions de touristes est bel et bien franchie. Cap maintenant sur 2020 et la cible des 18 à  20 millions d’entrées. Trop ambitieux, diront certains. Pourtant, c’est bien en visant très haut qu’on arrive à  réaliser des performances.

Mais en matière de tourisme, il y a mille et une choses à surveiller pour être performant. Prenons-en juste trois. D’abord, la transparence sur les tarifs des services. Par exemple, à Marrakech, vitrine du tourisme au Maroc, les taxis ont banni le compteur, à tout le moins pour les visiteurs étrangers. Une petite course est facturée 20 DH ou même 50 pour les candides. Dans plusieurs cafés, même huppés, les serveurs omettent de présenter le ticket de caisse, ce qui revient à une tarification à la tête du client. Ensuite, la signalisation: il est plus facile pour un étranger de se perdre dans une ville avec une carte que sans, faute de plaques indiquant les noms des rues et boulevards. Enfin, le dernier point, intimement lié au second, est que l’information est totalement négligée. Les rares kiosques de l’ONMT implantés dans certaines villes sont vides. Et s’ils fonctionnent, les agents n’ont aucun document pour satisfaire les requérants. Dire que ces situations sont des épiphénomènes est une absurdité. Pour donner envie à un visiteur de revenir et de convaincre d’autres à suivre ses pas, les beaux palaces et l’hospitalité ne suffisent pas, il faut aussi penser aux petites choses qui peuvent gâcher un séjour.