Le péché de Taoussi

Après la sortie pitoyable du onze du Maroc de la CAN 2013 par des Bafana Bafana sur le retour et un tendre Cap Vert, même la garde rapprochée de Rachid Taoussi se pose des questions sur sa capacité réelle à  entraîner la sélection, voire -pour certains- sur l’état de ses facultés intellectuelles.

Après la sortie pitoyable du onze du Maroc de la CAN 2013 par des Bafana Bafana sur le retour et un tendre Cap Vert, même la garde rapprochée de Rachid Taoussi se pose des questions sur sa capacité réelle à entraîner la sélection, voire -pour certains- sur l’état de ses facultés intellectuelles. Voilà donc l’individu, hier, dans un accès de xénophobie footballistique, porté au pinacle, désormais sujet à caution. Après deux mois seulement, comme si, en ce laps de temps, on pouvait passer du fond du trou à tout haut. Vérité très difficile à entendre, pénible à admettre, aussi Taoussi s’employait-il à la camoufler, en clamant que le Maroc était en mesure de retourner dans la cour des grands, et en transformant les piteuses prestations lors de la CAN 2013 en chefs-d’œuvre. C’est ce qui s’appelle «enfumage», péché mortel en ces temps où les indignations fusent et emportent ceux qui les causent. Reste que la mise à l’écart de Rachid Taoussi ne soulagerait nullement notre football de son mal, qui est profond. Il convient de retrouver de l’humilité, repartir de rien, construire sur des bases saines. C’est à ce prix, non exempt de sacrifices, que notre fierté nous sera rendue.