La peau dure

Le 6 avril, Journée mondiale du sport. Décision historique de l’ONU derrière laquelle se trouve le Maroc car l’idée venait du délégué marocain représentant le Comité national olympique marocain (CNOM), Kamal Lahlou.

Ainsi, le sport est désormais célébré au niveau mondial en guise de reconnaissance des valeurs qu’il véhicule comme le respect, la loyauté, le dépassement de soi, le fair-play… Que le Maroc soit l’auteur de cette initiative sous-entendrait que nous sommes bien avancés dans ce domaine. Comme l’Histoire en atteste, on a bien connu des moments de gloire depuis l’indépendance. Mais que peut-on dire aujourd’hui de notre sport ? En fait, le constat n’est pas du tout reluisant. Le niveau de notre championnat de football (Botola pro, tu parles !) est en bas de l’échelle, nos lions se sont transfromés en chats domestiques depuis belle lurette. En athlétisme, nos représentants ne se distinguent plus que par des scandales de dopage, le tennis a été enterré avec Mohamed Mjid, et ne parlons pas du basket-ball, du hand-ball ou du volley-ball et bien d’autres disciplines…Le mal est enraciné mais on ne fait toujours rien pour l’éradiquer. Non, ce n’est pas le manque d’infrastructures, ce n’est pas le manque de talents dont regorge notre pays, c’est plutôt la gestion de ce secteur vital. Ces responsables qui ne sont même pas capables de tenir une Assemblée générale…Et la situation ne semble pas près de s’améliorer. Les mentalités (quel que soit l’adjectif qu’on utiliserait) ont la peau dure…