Jusqu’à  ce que la mort nous sépare

Décidément c’est un mariage catholique qui unit les propriétaires de taxis à  leurs vieilles Mercedes 240.

Décidément c’est un mariage catholique qui unit les propriétaires de taxis à leurs vieilles Mercedes 240. Malgré l’initiative du gouvernement d’octroyer une prime de 80 000 DH pour tout renouvellement d’un grand taxi, les concernés ne semblent pas disposés à changer de véhicule. Dans leur milieu, on explique que ce n’est pas uniquement une question d’argent. Le schéma d’exploitation de ces véhicules de transport, dit-on, avec trois intervenants (propriétaire de l’agrément, celui du véhicule et le chauffeur) dont les intérêts ne convergent pas forcément, rend cette mesure peu attrayante. On attendra de voir combien de taxis seront changés. Mais si l’expérience échoue, des centaines de milliers de Marocains continueront à emprunter chaque jour ces «tombeaux roulants» dans des conditions pour le moins pénibles et dangereuses, sachant qu’ils subissent des hausses répétitives des tarifs. Il faudrait peut-être, le cas échéant, commencer à brandir le bâton en faisant respecter des lois quotidiennement bafouées par ces «professionnels» du transport. Le temps de réformer tout ce système, un chantier qu’on a longtemps hésité à entamer par crainte des mécontentements qui peuvent en découler.