Guerre juste

La Syrie agonise, la Syrie se meurt, la Syrie sera bientôt morte, si l’on n’accourait à  son chevet.

La Syrie agonise, la Syrie se meurt, la Syrie sera bientôt morte, si l’on n’accourait à son chevet. Le bombardement récent de la Grande Mosquée des Omeyyades, avec son inégalable minaret, en constitue le funeste augure, après moultes convulsions. Cela par les soins «attentifs» du petit père du peuple syrien et de ses zélateurs partisans. Coupables d’usage de la violence et de la contrainte à l’encontre des populations non combattantes, Kadhafi et ses sbires avaient suscité, à leurs dépens, une intervention armée, conformément au principe onusien de la responsabilité de protéger (R2P), validé en 2002. Mais ceux-là mêmes qui estiment que cette «ingérence» est légitime, voire sacrée, la caractérisant de «guerre juste», s’abstiennent de s’impliquer dans le conflit syrien. Certains, comme Moscou ou Pékin, par «loyauté» envers le maître de Damas. D’autres, mais ils ne le proclament pas, par suspicion des insurgés. D’autres encore, comme l’Amérique et une partie de l’Occident, par… attentisme. Pendant ce temps, le jeu de massacre se poursuit inexorablement, avec un luxe d’ingrédients, tels les armes chimiques, qui incommodent les présidents américains au point de les faire voir rouge. Alors, il y a de l’espoir que la Syrie survive. Amen.