Footaises

Lors de cette CAN 2013, les Lions ont beau étaler de sidérantes faiblesses, les dirigeants de notre football, et à  leur tête Rachid Taoussi, s’évertuent, avec un aplomb injurieux, de nous convaincre de leur incomparable valeur.

Il faut que le Maroc ne vaille plus pipette pour qu’il se mette à trembler à l’idée de devoir ferrailler avec les formations subsahariennes. Naguère elles le tenaient en un respect tel qu’elles s’enorgueillissaient de n’être pas mangées tout crues. Comment ne pas opposer au spectacle consternant donné par les footballeurs marocains depuis quelques années la gaieté, la combativité, le patriotisme de leurs aînés.

D’un côté, les admirables Ezzaki, Naybet, Hajji, Bassir, de l’autre, des imbéciles arrogants. Je ne les désignerai pas par leurs noms les représentants de cette dernière espèce, parce que c’est moins à tel ou tel qu’il faut s’en prendre qu’à un système crapuleux fondé sur le fric, le clientélisme, le favoritisme et la manipulation des masses.

Lors de cette CAN 2013, les Lions ont beau étaler de sidérantes faiblesses, les dirigeants de notre football, et à leur tête Rachid Taoussi, s’évertuent, avec un aplomb injurieux, de nous convaincre de leur incomparable valeur. Ils n’auraient pas perdu un point contre l’Angola, mais obtenu une chance de qualification (sic), en baissant le pied et en n’usant pas de leurs arguments imparables, selon la volonté du sélectionneur. Foutaises, bien sûr. Peuple du football, on vous prend pour un demeuré !