Et maintenant ?

Sous-entendu : « Que vais-je devenir ? ».

Et maintenant ?, s’inquiète, par la voix de Gilbert Bécaud, l’amant cruellement délaissé par la dame de sa vie. Sous-entendu : «Que vais-je devenir ?». La même question lancinante taraude le peuple du football à la suite du simulacre d’élection de Rachid Taoussi. Quel visage présenterait désormais l’équipe nationale ? Telle est la question. Elle est d’autant plus aiguë que les gens se sont rendu compte, après coup, qu’ils ont été les dindons d’une farce indigeste, destinée à les mettre en haleine. De fait, les dés étaient pipés, et seuls les «initiés» savaient que Fakhir avait refusé d’échanger son fauteuil moelleux de mentor des verts contre un siège éjectable, que Ezzaki ne possédait pas l’once d’une chance d’être désigné, n’étant pas en odeur de sainteté auprès de la fédération et que Amri n’avait été «présélectionné» que pour la forme. Morale de ce feuilleton cousu de fil blanc : Taoussi n’a pas été choisi pour sa compétence, mais selon le bon plaisir de ceux qui ont la charge de notre football. J’aurais mauvaise grâce à discuter les mérites de l’enfant de Sidi Ka ; ils sont patents, seulement j’ai du mal à comprendre qu’il ait accepté cette mission périlleuse, qui a vu «tomber» pas moins de 39 techniciens, parfois surcompétents, en 53 saisons. Cela revient à faire le jeu, à ses risques et périls, de ceux-là qui, impuissants à prendre le mal de notre football par la racine, recourent à l’enfumage. Et maintenant ?