Des études, des études…

Une étude pour mettre en place un contrat programme sectoriel, une autre pour évaluer les résultats d’une stratégie qui arrive à terme, une troisième pour jauger l’opportunité de lancer un programme d’appui aux entreprises… Chaque année, nos ministres commandent à tour de bras des études aux cabinets de conseil avant de prendre des décisions ou élaborer des stratégies. Est-ce toujours nécessaire? Certes, Il y a quelques études qui ont vraiment permis de lancer des réformes concrètes. Mais beaucoup d’autres n’ont strictement servi à rien… sauf peut-être à doper les revenus de certains consultants proches. Il y a eu des appels d’offres pour lancer des études sur des sujets déjà traités par le ministre sortant, comme si les résultats allaient être entièrement différents. Il y en a eu d’autres qui, après avoir coûté des dizaines de millions de DH, n’ont donné lieu à aucune action concrète. Bref, on perd du temps, de l’argent et, en plus, on a l’impression que ça bosse dur dans les ministères quand on lit dans la presse que telle ou telle étude est lancée. Nos fonctionnaires, dont certains sont bien expérimentés et au fait des problématiques des citoyens et des entreprises, ne sont-ils pas capables de faire ces études en interne, sans tapage ?