Tout le monde n’est pas «coachable»

«N’est pas habilité à faire du coaching qui veut ! Trois critères sont indispensables. Une formation initiale de haut niveau, en psychologie sociale, en psychologie des entreprises, en management… Il faut une expérience solide et un vécu professionnel sur le plan de l’entreprise et du conseil. Un professionnalisme éprouvé en matière d’accompagnement des individus, et des qualités personnelles.
Etre coaché suppose aussi quelques préalables : avoir des responsabilités au sein de l’entreprise, la volonté de se remettre en cause, être dans une démarche d’incertitude et une logique de partage de son vécu avec quelqu’un, sans enjeu ou jugement de valeur. A la limite, tout le monde n’est pas forcément «coachable». J’ajouterais que la démarche commence là où la confidence privée trouve ses limites. Certains se méfient encore du coaching car son utilité n’est pas bien cernée ; c’est encore un métier nouveau. On en parle trop et n’importe comment. Pour tirer profit du coach, le coaché doit clairement identifier ses besoins. En quoi cela consiste-t-il ? A réfléchir aux trois questions suivantes : «Qu’est-ce que j’ai envie de faire ?», «qu’est ce que je peux faire ?» et «qu’est-ce que je sais faire ?». A cet effet, le coach peut trouver une forme d’harmonie entre ces trois questions. Parce que, souvent, ceux qui viennent nous voir sont dans le flou.

Youness Bellatif
DG du cabinet Convergence, président de Maroc Coaching