Quand le brown-out guette les salariés

Le manque d’intérêt pour son travail est devenu un phénomène avec lequel il faut compter, amplifié par la crise sanitaire. Cela se traduit par une confusion au travail…, le salarié ne sait plus quelle est sa vraie place dans l’entreprise.

Ne manifester aucun intérêt pour son travail, traîner des pieds, procrastiner, faire du répétitif ou refuser de s’investir… Pour bon nombre de salariés, la crise sanitaire a été un choc qui a impacté durablement le rapport au travail et à l’entreprise, au point d’être en proie au brown-out. Directement issu du burn-out qui correspond à l’épuisement professionnel, ce mal-être se traduit littéralement par un manque de motivation et de sens dans ce qu’on fait, avoir une panne de courant, traduit littéralement de l’anglais.

«Le manque d’intérêt pour son travail est devenu un phénomène avec lequel il faut compter, amplifié par la crise sanitaire», souligne Assaad Chakrouna, coach.

Ce qui impacte négativement la confiance en soi. Cela se traduit aussi par une confusion au travail et où le salarié ne sait plus quelle est sa vraie place dans l’entreprise. Souffrir d’un brown-out est le signe qu’il est important de faire le point sur sa carrière professionnelle et sur soi.

Cependant, ce n’est pas toujours à coup d’augmentation de salaire que l’on va régler l’affaire. Ce genre d’avantages est vite oublié, parce que la règle est toujours de demander plus, dès que le pouvoir d’achat est stabilisé. Comment s’en sortir alors ? Il s’agit de prime abord d’analyser la problématique tant sur le plan individuel qu’organisationnel. S’agit-il d’un malaise qui résulte de la personne elle-même qui entretient cette mise en veille ? Ou plutôt d’une organisation défaillante qui encourage justement ce malaise ?

Le brown-out est un mal relevant de la perception

La vigilance est de mise. Parmi les pistes possibles, il y a celle qui consiste à sonder les équipes, notamment créer des espaces pour libérer la parole ou des occasions pour entrevoir l’avenir autrement. Certaines entreprises ont lancé des groupes de parole encadrés par des coachs pour aider les collaborateurs à s’autoriser à reconnaître leur souffrance et à mettre des mots sur leurs émotions.

Dans la plupart des cas, le brown-out est un mal relevant de la perception. Parfois, vaut mieux un changement radical : une promotion, une démission ou un changement de poste dans l’entreprise. Autant de choix permettant d’intégrer un environnement nouveau et inconnu mais qui ne garantit pas forcément une rechute quelques années plus tard.