Les banques continuent sur leur lancée

L’effectif net a augmenté de 7% en 2007
La croissance du secteur, le rajeunissement des effectifs et les différentes contraintes liées au contrôle font croître les besoins.

Entre les opérations de rajeunissement des effectifs, la course effrénée à l’ouverture d’agences, l’émergence de nouveaux métiers et les nouveaux chantiers liés au développement des systèmes d’information et de gestion des risques, en relation notamment avec l’évolution de la réglementation comptable et prudentielle, les chances de trouver un emploi dans le secteur bancaire et d’y faire carrière se sont multipliées.

De plus, le taux de bancarisation étant faible, la marge de croissance du secteur est encore significative. Difficile cependant de donner un chiffre sur les besoins. Ce qui est sûr, c’est que l’augmentation des effectifs est constante.

En 2007, le secteur financier (établissements de crédit et organismes assimilés) employait 35 000 personnes dont 27 435 pour les banques contre 25 686 en 2006 (rapport d’activité de Bank Al Maghrib 2007).

Selon Essaïd Bellal, DG du cabinet Diorh, «le secteur bancaire reste un gros pourvoyeur d’emplois. La plupart des banques privilégient le recrutement en interne et ne passent par les cabinets que pour des recrutements spécifiques».

Des profils toujours plus diversifiés
Le premier constat que l’on peut dresser est que l’éventail des profils recherchés dans le secteur bancaire est très large. A commencer par les commerciaux, les plus demandés.

Avec la multiplication des produits, les banques sont à l’affût de professionnels capables d’assimiler rapidement leur métier, mais surtout, dotés du sens du service et de la relation client.

Par exemple, le rôle du chargé d’accueil en agence est aujourd’hui celui d’un véritable conseiller, capable de vendre les différents produits bancaires tout en personnalisant la relation avec le client. Les profils recherchés sont généralement de nouveaux diplômés Bac+4 et plus. Ils sont principalement issus des universités et écoles de commerce et d’ingénieurs.

Pour sa part, Chantal Aounil, du cabinet Bil Consulting, explique : «Compte tenu de la diversité et de la richesse des métiers de la banque, toutes les formations intéressent les banques, il suffit que le candidat ait des qualités d’ouverture et d’adaptabilité» .

En effet, certains établissements qui, par le passé, recherchaient systématiquement des personnes ayant une expérience dans le métier, ont compris aujourd’hui qu’un ingénieur agronome, un économiste généraliste ou un ingénieur en génie mécanique peuvent faire un excellent banquier.

Les banques face à un déséquilibre entre l’offre et la demande
Par ailleurs, depuis quelque temps, les banques font face à un déséquilibre «offre/demande» du marché de l’emploi et qui encourage la surenchère en matière d’emploi et de rémunération.
Cette problématique engendre, bien évidemment, des difficultés à trouver des profils adaptés et compétents. Mais il se peut que, pour certains postes, notamment dans les salles de marché ou l’analyse financière, la situation se décante.

En effet, selon un recruteur, de plus en plus de jeunes Marocains installés à Londres ou aux Etats-Unis cherchent à revenir en raison de la crise financière.

Cette même source y voit un élément positif, en terme de qualité. Sa seule préoccupation est que les prétentions salariales de ces cadres sont relativement plus élevées que ce qu’offrent les banques pour les postes convoités.