Le poids de l’histoire

Après des années de combat pour gagner des galons dans la société, dans l’entreprise en particulier, serait-ce que la femme veut se retrouver dans l’ombre, comme l’indiquent certains sondages ? Si oui, les féministes les plus hardies vont se faire hara-kiri ! Heureusement que les sondages ne sont que ce qu’ils sont. Ils donnent certes un éclairage sur un sujet, ouvrent des pistes de réflexion, mais ont du mal à cerner de manière pointue un problème. Du coup, il est difficile de croire que les femmes se regardent de travers dès qu’elles franchissent la porte de l’entreprise. Mais deux aspects peuvent expliquer le rejet – s’il est avéré – par une femme, du leadership féminin.
D’abord, le poids de l’histoire. A force d’être sous tutelle, on peut accepter inconsciemment son statut de dominé. Même dans le milieu en principe «asexué» qu’est l’entreprise, où seule la compétence compte, la femme intériorise son image d’épouse soumise qui accompagne mais ne dirige pas. Du coup, se voir commandée par une alter ego la dérange. Ensuite, il y a le tempérament. Plus pondérée et attentive que l’homme, la femme peut être beaucoup moins flexible quand elle est dans son droit. Alors, mieux vaut ne pas se mettre sur son chemin !