Le manque d’intérêt peut être varié et d’intensité diverse en fonction du contexte et de chaque individu

Mohamed Berhili; Hotel general manager

Le manque d’intérêt au travail peut mener loin par ses impacts et effets collatéraux qui peuvent prendre des dimensions de remise en question de toute une carrière, de perte de sens et d’un sentiment de causer du tort à soi ou à autrui par son travail, surtout lorsque l’on ne se retrouve plus dans les valeurs véhiculées par l’entreprise ou l’organisation.

De même que les signes annonciateurs du manque d’intérêt peuvent être variés et d’intensité diverse en fonction du contexte et de chaque individu. Cela va de l’absence de tout plaisir à accomplir ce que l’on a à faire, à l’impression que l’on ne finira jamais nos tâches, à la sensation d’être noyé sous de nombreuses et multiples tâches aussi ennuyeuses et inutiles les unes que les autres, à l’absence d’envie de participer aux réunions et activités professionnelles collectives perçues comme répétitives et inefficaces, à la saisie du moindre prétexte pour ne pas se rendre au travail…

J’avais pour devise «One team one mission». Il fallait expliquer à chacun sa raison d’être au bureau et travailler pour un seul objectif afin d’assurer une qualité de prestation auprès de notre clientèle.

L’enjeu était de taille, car il était difficile de motiver les équipes, alors qu’elles subissaient de plein fouet les effets de la crise. La parade était de donner les moyens aux salariés de gravir les marches de la pyramide de Maslow (qui va de la sécurité : se protéger des risques de la pandémie, la sécurité de l’emploi, de parler de leur grief…) à la réalisation de soi.