L’analyse quantitative domine

Des efforts sont encore à fournir dans la gestion des hauts potentiels ou le plan de mobilité.

La gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) est encore loin de faire l’unanimité dans les entreprises. Seulement 31 multinationales et 15 entreprises nationales ont franchi le pas, soit 44 % de l’échantillon. Les 26 autres entreprises sont en cours de modéliser leur système alors que 19 prévoient de le faire dans l’avenir. A noter que 4 multinationales et 10 nationales n’envisagent pas de mettre en place la démarche. Par rapport à la précédente enquête réalisée par le même cabinet en 2002, la proportion des entreprises ayant mis en place un système de gestion des compétences a sensiblement augmenté. A l’époque, elles étaient 38 % à l’avoir mis en place et 47 % à l’envisager. L’évolution entre les deux enquêtes dénote d’un intérêt évident pour le GEPC. La raison est simple dans un environnement changeant, l’anticipation est le meilleur moyen pour échapper aux naufrages. Ainsi, autant que les volets technologique et commercial, la préparation des compétences à affronter les défis.
Reste qu’il y a encore un gros travail à abattre pour mettre au point un système efficace. En effet, nombre d’entreprises n’utilisent encore que les outils techniques. On peut citer les descriptions d’emploi (76,2 %), les outils d’analyse quantitative (77,2 %), le référentiel de compétences (52,5 %), la cartographie des emplois (42,6 %), la gestion des hauts potentiels (42,6 %).
D’autres modules comme l’analyse des compétences le plan de mobilité ou le plan de succession sont seulement envisagés .