Dopez votre carrière avec un MBA ou un master spécialisé

Il faut choisir un programme parce qu’il répond à un besoin
et non pour remplir un CV.
Les programmes sont souvent chargés, il est donc important de bien s’organiser
pour gérer sa vie active et familiale.
Il est possible de se faire financer par son employeur.

Vous avez sans doute déjà une idée sur votre réorientation : besoin de passer à un échelon supérieur ou d’un meilleur salaire ; sauf que vous êtes limité par votre formation initiale. Ces raisons sont largement suffisantes pour motiver l’inscription à un MBA ou un master spécialisé. Aujourd’hui, de nombreux cadres, jeunes ou moins jeunes, sacrifient une grande partie de leur temps libre pour mener à bien ce projet.
Les entreprises ont par ailleurs découvert que la formation est un moyen efficace pour accompagner le changement, motiver et fidéliser les collaborateurs. «Les formations diplômantes doivent répondre à un besoin réel de développement, d’abord professionnel, ensuite personnel du collaborateur», note Zakaria Rbii, DRH de Kraft Foods. Si vous êtes dans une entreprise structurée et ouverte sur le management moderne, il faut alors en profiter, d’autant que la formation est très coûteuse. Il faut compter au minimum 40 000 DH l’année, mais pour ceux qui choisissent des diplômes de prestige, la note peut s’élever jusqu’à 150 000 DH voire plus, sachant que les cursus de type «exécutive» impliquent souvent des déplacements à l’étranger (voir guide en pages II et III).

Difficile de choisir les bons programmes
Du marketing à la finance en passant par les RH et le management, une multitude de cursus sont proposés. La difficulté est de distinguer les bons des mauvais programmes. Malgré les promesses à l’inscription, il peut arriver qu’on s’ennuie dès les premiers cours, simplement parce que les contenus réels des programmes sont loin des attentes. L’autre problème est que, même si les entreprises privées les acceptent sans rechigner, les autorités refusent toujours de reconnaître la validité de certains diplômes.
Quoi qu’il en soit, avant de se lancer, il faut savoir qu’une formation doit répondre avant tout à des besoins spécifiques, précise Abdelillah Jennane, directeur de l’Institut des ressources humaines (IRH). Si ce n’est pas le cas, les conséquences peuvent être désastreuses. En d’autres termes, la formation doit permettre d’acquérir une compétence supplémentaire utile pour le développement de la carrière. Hakima Boughaleb, directrice marketing dans une régie publicitaire en témoigne. «Ma formation MBA m’a permis de développer des méthodes pratiques mais aussi des comportements», note-t-elle. Idem pour Mohamed Alaoui Mrani, chargé de mission auprès du secrétariat général de l’OCP, qui constate que sa formation en MBA lui a permis de s’enrichir considérablement au contact des autres participants venus d’horizons et de métiers divers.

Il faut compter au moins une année d’études
A noter toutefois qu’entreprendre un MBA représente une énorme charge de travail, une mise entre parenthèses de sa vie privée pendant une ou plusieurs années, selon le type de programme choisi. La charge de travail n’est toutefois pas la même pour tout le monde. De manière générale, les programmes sur un an sont plus intensifs que les programmes sur deux ans, qui nécessitent surtout beaucoup de temps sur les six premiers mois, voire la première année.
«La décision d’entreprendre ce type de formation a été une décision collégiale impliquant ma famille, avant que je décide de me lancer. Il ne faut pas oublier que les travaux et autres «devoirs» à rendre viennent s’ajouter à votre travail quotidien et on doit savoir s’organiser en conséquence», souligne El Bachir Baddou, directeur adjoint de la Compagnie d’assurances de transport (CAT). Mais il va de soi que la perspective d’avoir une promotion et de voir son bulletin de paie plus conséquent fait oublier tous les efforts que l’on a pu consentir pour cela.