Compléments de salaire, les pratiques courantes en France

Abondement. C’est une contribution de l’employeur visant à favoriser et à récompenser l’effort d’épargne salariale du salarié.
Epargne salariale. Il s’agit d’une épargne constituée régulièrement par un salarié, dans le cadre d’un régime collectif privilégié par son entreprise et par la législation.
Intéressement. Ce dispositif, facultatif est lié aux résultats de l’entreprise. A la différence de la participation, l’intéressement peut être perçu immédiatement. Toutefois, s’il est bloqué pendant cinq ans, il bénéficie d’avantages fiscaux. 45% des grandes entreprises sont concernées.
Participation. Elle est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés, et donne droit à une part sur les bénéfices de l’entreprise, qui est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. La participation est indisponible pendant cinq ans, mais des cas de déblocage anticipé sont prévus (divorce, achat de résidence principale, naissance d’un troisième enfant, création d’entreprise…). La majorité des grandes entreprises la pratiquent.
Plan d’épargne d’entreprise (PEE). Il permet au salarié de constituer une épargne salariale, alimentée par le montant de sa participation et, éventuellement, les primes d’intéressement et les versements volontaires. L’entreprise peut compléter par des abondements, plafonnés au triple du versement du salarié, dans la limite de 2 300 euros (25 000 DH) annuels. 50 % des grandes entreprises y ont recours. La moitié d’entre elles l’assortissent d’un abondement.
Plan d’épargne collectif pour la retraite (Perco). Le Perco est un dispositif d’épargne à long terme. Les sommes sont immobilisées jusqu’au départ à la retraite, mais il existe des cas de déblocage (achat de résidence principale, divorce…). L’épargne peut être utilisée, à échéance, sous forme de rente ou de capital. Avec le Perco, l’abondement annuel de l’entreprise peut monter jusqu’à 4 600 euros (50 000 DH).
Stock-options. L’employeur peut proposer des options d’achat ou de souscription d’actions de l’entreprise à ses salariés, à des conditions favorables. Elles existent dans près de 100 % des entreprises cotées. Avantage rémunérant, mais qui reste aussi pénalisant par la baisse des cours de la Bourse