Auto-formation, une culture peu ancrée chez le cadre marocain

Se former de manière autonome est devenu aujourd’hui une nécessité. Les enjeux sont souvent des défis personnels ou bien un sentiment de réalisation de soi.

Les crises économiques sont souvent des moments de remise en question personnelle. Et dans bien souvent des cas, un choix de montée en compétences ou de réorientation professionnelle peut inciter tout individu à s’auto-former ou à envisager une reconversion.

Des initiatives qui pour la plupart des cas sont dictées par les entreprises afin d’accompagner les collaborateurs souhaitant monter en grade au sein de l’organisation.

Des initiatives qui restent malheureusement non volontaires de la part des individus, contrairement aux pays occidentaux où l’auto-formation est très répandue et concerne tous les âges et toutes les catégories sociales.

Pour Mohammed Benouarrek, DRH au sein de Promamec, «les motivations pour l’auto-formation différent d’une personne à l’autre, mais elles convergent toutes vers la montée en compétence des individus».

Le e-learning favorise aujourd’hui largement la pratique de l’auto-formation

Il faut dire aussi que les démarches autonomes de montée en compétences sont aujourd’hui favorisées par une offre multiple et variée du e-learning : Open classrooms, Moocs, Coocs…

Toutefois, tout changement dans un parcours requiert beaucoup d’énergie et de volonté face aux contraintes. C’est une question d’engagement et de dynamique personnelle. Les enjeux sont souvent des défis personnels ou bien un sentiment de réalisation de soi. C’est également une question d’audace. L’envie de changer et de réussir n’est rien sans une dose d’audace. Certes, c’est une période délicate qui est génératrice de stress, d’inquiétude… et qui est en même temps génératrice de créativité et d’innovation. Rien qu’à voir un manager qui se met à son propre compte, il est confronté à gérer plusieurs fonctions à la fois lors de son démarrage. C’est faire le commercial, le financier, l’assistante et le coursier à la fois. C’est le fait d’exercer plusieurs métiers dans la journée.

Comme le dit si bien Mohammed Benouarrek, «jamais auparavant l’humanité n’a connu une telle facilité d’accès au savoir qu’aujourd’hui. L’auto-formation est devenue actionnable. Ce qui reste à faire n’est pas plus dur qu’un clic».