Ventes de voitures : plus de 13 800 en octobre et une croissance de 4,6% pour les 10 premiers mois

La croissance est principalement portée par les ventes de VUL, en hausse de 35,7%, alors que les véhicules particuliers ont quasiment fait du surplace.  Difficile de rattraper la baisse accumulée depuis le début de l’année, même avec les offres promotionnelles des deux derniers mois.

La petite reprise de l’activité se confirme chez les concessionnaires automobiles. Selon les dernières statistiques de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (Aivam), le mois d’octobre a enregistré la commercialisation de 13 821 véhicules neufs, dont 11 845 véhicules particuliers (VP) et 1976 véhicules utilitaires légers (VUL). Les ventes de ce mois sont venues confirmer les signes de légère reprise observée en septembre, et stabiliser la tendance sur un marché assez mouvementé depuis le début de l’année.

Par rapport à septembre 2019, le marché est en croissance de 7,58%. En glissement annuel, par rapport à octobre 2018, la croissance se situe à 4,6% (13 320 nouvelles immatriculations à fin octobre 2018). Dans le détail des segments, la croissance est principalement portée par les ventes de VUL (1 456 unités vendues en octobre 2018, soit +35,7%), alors que les véhicules particuliers ont quasiment fait du surplace (11 847 unités vendues contre 11 757 unités en octobre 2018, soit +0,75%).

Enfin, plus important, les ventes d’octobre contribuent à diminuer l’écart entre les performances exceptionnelles réalisées durant les dix premiers mois de 2018, et celles enregistrées depuis le début de cette année. Quelque 130 684 véhicules neufs ont trouvé acquéreur depuis le 1er janvier 2019, alors que les dix premiers mois de 2018, année où un 5e record successif de ventes a été établi, ont vu la commercialisation de 141 033 unités. Le déficit se réduit entre les deux périodes pour atteindre -7,34%, alors qu’il était de -8,7% en septembre et de -10,37% en août derniers.

Le marché sera en baisse aux alentours de 5% cette année

Auprès de concessionnaires, l’on explique qu’il sera difficile de rattraper la baisse accumulée depuis le début de l’année, même si le marché reste sur cette bonne orientation des ventes. «Certes, nous espérons une croissance régulière sur les deux derniers mois de l’année grâce aux dispositifs et offres promotionnels qui ont déja commencé chez quelques opérateurs. Mais même avec cela, le marché aura du mal à atteindre les réalisations de 2018», explique le directeur commercial d’une grande concession. Les opérateurs prédisent une évolution négative aux alentours de 5% pour cette année.

Il faut dire que les opérateurs manquent d’artifices pour doper les ventes. Les moyens sont de plus en plus rares dans ce sens. En effet, le financement gratuit a été arrêté depuis le début de l’année. De plus, les conditions d’octroi des crédits deviennent plus draconiennes sur fond de montée des créances en souffrance des ménages, comme l’attestent plusieurs professionnels.

A cela s’ajoute l’arrêt de la subvention pour renouvellement de taxis. Cette aide permettait d’écouler quelque 8 000 véhicules par an. Pour relancer le marché, le levier du financement reste une planche de salut pour le marché automobile, notamment grâce à l’assouplissement des conditions des banques et la remise en vente, éventuellement, des offres du crédit gratuit.