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L’import-export étouffé par la bureaucratie

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Les membres du Conseil national du commerce extérieur (CNCE) se sont livrés à un exercice intéressant en essayant de retracer le parcours des procédures et démarches par lequel doit passer un opérateur qu’il soit importateur ou exportateur. Le résultat est édifiant ! Pour réaliser une opération d’import ou d’export, un opérateur doit produire une liasse de 29 documents où sont consignées quelque 195 informations. Entre-temps, pour produire les 29 documents en question, il  aura fallu en échanger 52 et mobiliser 10 opérateurs. Pire. Sur toutes les informations, demandées par les administrations, le quart –soit quand même une cinquantaine- pourrait être supprimé s’agissant de données redondantes.
Au moment où l’on parle de compétitivité à l’export et de réactivité, il faudra forcément dématérialiser toute la paperasse dans laquelle sont noyés les opérateurs. La preuve, la manipulation des documents papiers donne lieu, selon le diagnostic du CNCE, à un nombre incalculable de va-et-vient. Les opérateurs estiment qu’avec la dématérialisation, on peut éviter au moins 2,5 millions d’opérations sur papier, par an, pour l’import et 680 000 pour l’export. On peut imaginer le gain de coûts que cela peut engendrer en termes de ressources humaines et matérielles. Les membres du CNCE ont consigné tout cela dans un document qu’ils comptent dévoiler prochainement.