Yennayer, bientôt férié ?

En réponse à une question d’actualité, le ministre d’Etat Mustapha Ramid a assuré qu’il y aura prochainement une décision en ce sens.

Calendrier oblige, la question de la déclaration du Jour de l’An, le 13 janvier de chaque année, journée chômée et payée, revient en force. La question a même été abordée lundi, lors de la séance des questions orales, à la première Chambre. Le gouvernement a, en effet, été interpellé sur la question par trois groupes parlementaires, le RNI, le PAM et le PJD, et le groupement du PPS, dans le cadre de l’article 152 du règlement intérieur de la Chambre. Le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, Mustapha Ramid, après avoir passé en revue la dynamique de reconnaissance de la langue et de la culture amazighes qui a été initiée juste après le discours d’Ajdir, le 17 octobre 2001, a laissé entendre que «cette question revête» un intérêt pour l’Etat marocain dans toutes ses composantes. La décision qui s’impose sera prise dans le cadre de cette dynamique». Le ministre a toutefois souligné que ce ne sera pas au gouvernement de la prendre. Plusieurs associations ont d’ailleurs saisi le chef du gouvernement dans ce cas. Des partis politiques, notamment le PAM et le RNI, ont fait de même à travers les questions orales et écrites adressées à l’Exécutif. Ce n’est donc pas la première fois que certains partis politiques soulèvent cette question, mais cette fois le gouvernement a veillé à y répondre. En 2014 déjà, l’Istiqlal de Hamid Chabat avait décrété le 13 janvier jour férié, chômé et rémunéré, pour l’ensemble des salariés du parti. La mesure profite, depuis, à l’ensemble des travailleurs dans les sièges de l’Istiqlal sur tout le territoire marocain, dans son imprimerie et ses deux quotidiens. L’année suivante, 2015, il a également décidé que les parlementaires et les fonctionnaires rattachés aux deux groupes de la première et la deuxième Chambre profitent de ce congé payé.