Week-end décisif pour l’USFP

Une initiative de réconciliation a été lancée in extremis, mais apparemment en vain.

C’est ce week-end que les amis du défunt Ahmed Zaidi du courant «Ouverture et démocratie» vont rendre leur décision finale. Au stade où en sont les choses, il semble qu’ils n’ont vraiment pas d’autre choix que de claquer la porte du parti pour rejoindre l’UNFP. Cela malgré qu’officiellement les membres du courant, transformé en un large front de réforme, soient invités à élire une des trois options : rester dans le parti tout en gelant leurs activités, partir créer une nouvelle formation ou rejoindre l’UNFP. Quel que soit le cas, et selon les déclarations des uns et des autres, les deux clans ne peuvent plus cohabiter sous le même toit. Et, affirment certaines sources, même le Premier secrétaire ne semble pas vouloir contrarier ses détracteurs. Il se serait engagé, soutiennent les mêmes sources, à ne pas saisir le Conseil constitutionnel pour demander la déchéance des députés membres du courant de leur mandat une fois la décision de départ entérinée. Cela au moment où certaines figures de proue du parti viennent de tenter, une dernière fois, de réconcilier les deux clans. L’ancien premier secrétaire Abdelouahed Radi et certains socialistes de renom comme l’ancien ambassadeur Mohamed Lakhsassi et l’ancien ministre Nacer Hajji, Fathallah Oualalou, Mohamed Lahbabi…, ils sont plus d’une centaine de personnalités à avoir lancé, lundi 15 décembre, un «appel pour l’avenir de l’USFP». Un appel pour préserver l’unité du parti et faire prévaloir le dialogue dans la gestion des différends, à la lumière de l’étape «critique» que traverse cette formation politique et qui «menace sa cohésion». Les amis d’Ahmed Chami (photo) le trouvent «sérieux» mais tardif et donc dépassé. Dans l’autre clan, l’on estime que bien qu’il soit louable, «il ne respecte pas les instances du parti et les recommandations du dernier congrès».