Volée de bois vert sur le secteur public

Ils sont plus d’une vingtaine d’établissements publics à devoir adopter des plans d’urgence pour lutter contre des dysfonctionnements qui les empêchent d’assurer pleinement leur mission de service public.

C’est en tout cas ce qui ressort du rapport d’activité au titre de l’année 2015 de la Cour des comptes, rendu public lundi 24 avril dernier. En effet, 28 missions de contrôle ont été effectuées en 2015 par l’institution dirigée par Driss Jettou dans le cadre du contrôle de la gestion et de l’évaluation des projets publics. Elle a rendu 399 arrêts en matière de vérification et de jugement des comptes et 25 arrêts en matière de discipline budgétaire et financière. La Cour a également saisi le ministre de la justice de 8 affaires pour des faits de nature à justifier des sanctions pénales.

Dans son rapport de 154 pages, la Cour des comptes a dévoilé les observations à la fois édifiantes et alarmantes en matière de contrôle de gestion dans des institutions publiques de tout genre. A titre d’exemple, il s’agit de l’absence de vision dans des projets faisant l’objet de marchés publiques au ministère de la justice, la dépendance de la SNRT aux subventions publics ou la situation financière alarmante de la Soread-2M. Autres exemples: la très faible contribution de la SMIT (Société marocaine d’ingénierie touristique) à la vision 2020 ou la non-généralisation de la gestion informatisée de l’infrastructure ferroviaire ou les carences de gestion d’embranchements et des traversées de la voie ferrée à l’ONCF.

Des mises en garde concernant plusieurs aspects du management public ont été également adressées à Archives du Maroc, à Barid Al Maghrib, à l’Aderee et au Fonds d’équipement communal. De leurs cotés, les antennes régionales de la Cour des comptes ont mis à nu des dysfonctionnements au niveau des régies autonomes de distribution d’eau et électricité, des communes ainsi que des facultés.