Voitures de luxe : les clients se limitent de plus en plus à l’essentiel pour éviter la taxe

La taxe sur les voitures de luxe aura eu son effet d’une manière ou d’une autre ! Si les commandes gardent la forme (environ 9% à fin août), la dotation en équipement et le niveau de sophistication des véhicules en a pris un sérieux coup : la montée en gamme semble sacrifiée pour éviter au client de passer à la caisse, et cela se confirme sur le deuxième semestre.

Selon Adil Bennani, président de l’Aivam, les voitures les plus touchées sont celles vendues à des prix «border line», à la lisière de la tranche assujettie, en l’occurrence 400 000 DH. En guise d’exemple, pour un véhicule proposé entre 380000 et 420 000 DH, le concessionnaire a deux choix : ou bien sacrifier un peu de marge et proposer au client le véhicule toutes options à moins de 400 000 DH tout en se rattrapant sur l’effet volume espéré par un tel deal ; ou bien, chose plus pratiquée par les opérateurs, importer et commercialiser davantage des finitions d’entrée de gamme non concernées par la taxe. Les clients intéressés plus par l’univers de la marque que le raffinement et le confort y trouvent leur compte au même titre que les concessionnaires.