Voile intégral : la CEDH valide son interdiction en France

Une jeune Française portant la burqa et le niqab avait saisi la Cour à  propos de la loi votée fin 2010, qui prévoit que « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à  dissimuler son visage ».

La France pourra continuer d’interdire le port en public du voile islamique intégral : la Cour européenne des droits de l’Homme a jugé mardi 1er juillet 2014 son objectif « légitime », en déboutant une jeune adepte de la burqa et du niqab.
La jeune femme avait saisi la Cour à propos de la loi votée fin 2010 qui prévoit que « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage », sous peine de 150 euros d’amende et/ou d’un stage de citoyenneté.

Dans un arrêté très attendu, la Cour a souligné que « la préservation des conditions du ‘vivre ensemble’ était un objectif légitime » des autorités françaises. Celles-ci disposent à cet égard d’une « ample marge d’appréciation ». Par conséquent la loi votée fin 2010 en France n’était pas contraire à la convention européenne des droits de l’Homme.

Hasard du calendrier, cette décision intervient quelques jours après la confirmation par la Cour de cassation française du licenciement pour faute grave d’une salariée voilée de la crèche Baby-Loup. Elle aussi envisage de se pourvoir à Strasbourg…