Villes nouvelles : Al Omrane risque un coup de massue fiscal

Le régime fiscal commun s’applique 7 ans après le lancement de leur développement.

Le développement des villes nouvelles risque de faire crouler Al Omrane sous les impôts. Le régime de taxation des nouveaux pôles prévoit que ces derniers passent sous le régime commun 7 ans après le lancement de leur développement, explique-t-on auprès du ministère de l’habitat. A l’issue de ce délai, la taxe sur les terrains non bâtis (TNB), entre autres impôts, doit commencer à être acquittée aux conditions normales avec des tarifs allant de 2 à 20 DH/m2 selon la zone du terrain (immeuble, villa…). L’addition risque d’être salée pour Al Omrane, propriétaire de l’assiette foncière des 4 grandes villes nouvelles en développement actuellement. En théorie, l’aménageur public doit être déjà passé à la caisse au niveau de la ville nouvelle de Tamansourt près de Marrakech, initiée en 2004, dont la surface totale est de 1 931 ha sur lesquels 1 200 ha ont été aménagés jusqu’à présent. Et le compteur devrait bientôt commencer à tourner pour Tamesna, lancée en 2007 aux environs de Rabat, qui totalise 840 ha sur lesquels il reste encore à réaliser de nombreux logements et équipements publics.

La ville nouvelle de Lakhyayta dans la périphérie de Casablanca qui cumule 6 ans d’existence basculera elle aussi bientôt dans le régime commun avec plus de 600 ha en chantier sur une assiette de 1 800 ha. Pour sa part, Chrafate près de Tanger, lancée en 2009, dispose encore d’un répit de deux ans, étant à préciser que le nouveau noyau a été aménagé jusqu’à présent sur une première tranche de 130 ha pour une surface totale de 770 ha. Pour amortir ce choc fiscal, le ministère de tutelle planche sur la mise en place d’un système de taxation spécifique pour les villes nouvelles.