USFP : les anti-Lachgar fixent les lignes rouges

Ils s’opposeront à  tout rapprochement avec le PAM ou l’Istiqlal.

Ni PAM, ni PJD, encore moins l’Istiqlal. C’est la devise des parlementaires partisans du candidat déçu à la tête de l’USFP, le chef du groupe socialiste à la Première chambre, Ahmed Zaidi. Les 24 députés du «clan», dont deux anciens ministres, Ahmed Chami et Mohamed Ameur se sont réunis, lundi 28 janvier, à Rabat pour fixer leur feuille de route. La première décision étant de s’opposer à toute tentative de rapprochement de la direction du parti avec le PAM et l’Istiqlal. Ce qui ne veut pas dire pour autant, affirme-t-on, que les députés du «courant Zaidi» aient penché, comme l’espère le PJD, pour un soutien critique au gouvernement d’Abdelilah Benkirane.Ses positions clarifiées, le bloc anti-Lachgar passera à l’étape suivante.

Il tiendra, dans quelques jours, une série de réunions dans différentes régions avec les militants de base pour tenter de les rallier à leur cause. Deux catégories de socialistes sont visées, les partisans de Fathallah Oualalou, l’autre candidat déçu à la direction du parti et les alliés d’Abderrahmane Azzouzi, actuel patron de la FDT, le bras syndical du parti. Ce dernier n’a pas apprécié que son rival et ancien challenger à la tête du syndicat, Abdelhamid Fatihi, ait pu accéder au bureau politique.

Cela alors que le même bureau politique a décidé, lui aussi, lors de sa réunion du lundi 28 janvier, d’entamer une démarche similaire d’ouverture sur toutes les potentialités que compte l’USFP à travers tout le pays.
Pendant ce temps, les contestations mettant en cause la légitimité de certains membres du bureau politique se multiplient.