Union Africaine : le discours royal va dans le sens de la nouvelle Afrique

La contribution du Maroc aux travaux du 29e sommet fortement saluée.

Le Maroc est «très satisfait du débat et des décisions qui ont été prises» sur la question du Sahara marocain, lors du dernier Sommet de l’Union Africaine (UA) qui a pris fin mardi 4 juillet à Addis-Abeba. C’est ce qu’a affirmé le ministre des affaires étrangères, Nasser Bourita, soulignant que la résolution adoptée «constitue une évolution», car elle «reconnaît le leadership de l’ONU». Et pour la première fois, «les manœuvres, les tergiversations ont été écartées. Aujourd’hui, on a des positions qui vont dans le bon sens», a ajouté le ministre.

De même, les textes naguère adoptés facilement et de manière automatique ne le sont plus aujourd’hui. Les termes sont pesés et font l’objet de consensus, après de longs débats, avant d’être adoptés. Ainsi, tous les termes et toute la terminologie provocatrice comme «territoires occupés» et «violation des droits de l’Homme», entre autres, ont été nettoyés aujourd’hui de ces projets de résolution de l’UA. Et même pour ce qui est de la définition de la solution à la question du Sahara, l’UA adopte le langage onusien qui reprend la légalité internationale et les paramètres de la solution définis par le Conseil de sécurité depuis 2007, à savoir «la solution devrait être une solution politique, mutuellement acceptable sur la base d’une négociation». Ainsi, toute la terminologie d’avant, le référendum, les schémas imaginés ne sont plus mentionnés par l’UA dont la dernière résolution évoque plutôt une «solution consensuelle et définitive au conflit». En outre, une vingtaine de pays membres de l’UA ont émis une forte réserve à la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union sur le Sahara, qui appelle le Maroc et la pseudo RASD à «s’engager dans des pourparlers directs et sérieux».

Par ailleurs, le discours de SM le Roi adressé au Sommet de l’UA «va dans le sens de la nouvelle Afrique capable de gérer ses activités elle-même», a affirmé Alpha Condé. Le président de l’UA a également rendu hommage au Souverain à qui «on a confié le dossier de la gestion de la migration».

La présence du Maroc n’est pas passée inaperçue. L’Afrique «se retrouve réunifiée avec la présence du Maroc au sein de sa famille institutionnelle», a notamment déclaré la ministre guinéenne des affaires étrangères et présidente du Conseil exécutif de l’UA, Hadja Makalé Camara. Le ministre tanzanien des affaires étrangères, Augustine Philip Mahiga, a déclaré, pour sa part, que le Maroc «apportera une contribution qualitative à l’action et au travail de l’Union Africaine».11