Un nouveau souffle apporté aux associations de microcrédit

• La nouvelle réforme du secteur devrait attirer une nouvelle clientèle et financer son besoin et aussi dynamiser cette activité.

Le projet de loi 50-20 relatif à la microfinance est finalement adopté par la Chambre des représentants. De nouvelles orientations viennent encadrer le secteur et apporter ainsi un souffle nouveau à une activité qui s’est révélée importante, en ces temps de crise. Le but ultime est de dynamiser et accroitre l’inclusion financière. Ainsi, ce texte fixe désormais par décret le plafond des microcrédits à accorder qui est passé de 50 000 DH à 150 000 DH. Cependant, plusieurs niveaux seront prévus en fonction des objectifs de chaque association de microcrédit, de sa taille et de ses ressources financières. Hormis le financement ou le développement des activités de production ou de service, des prêts seront accordés aux clients à revenus limités, en vue d’acquérir ou de réaménager le logement principal, ou encore l’équipement en installations électriques et l’approvisionnement en eau potable.
A côté, le texte réglementation prévoit 2 statuts pour exercer l’activité de l’octroi de microcrédit, en l’occurrence une association assimilée à un établissement de crédit ou une société par actions assimilée à un établissement de crédit. Il clarifie également les modalités de liquidation des associations de microfinance, qui peut être soit selon la loi bancaire en vigueur ou la demande de l’association.
Cette nouvelle réforme du secteur devrait attirer une nouvelle clientèle et financer son besoin et aussi dynamiser l’activité qui a marqué le pas en cette période. En effet, l’encours des crédits est resté stable entre décembre 2020 et mars 2021, à 8,1 milliards de DH. Cet encours inclut celui accordé aux micro-entreprises, qui, lui, a baissé de 2,6% à 6,2 milliards de DH. A la même période, une année auparavant, soit décembre 2019 vs mars 2020, l’encours global a gagné 1,6% à 7,5 milliards de DH.