Un indice de développement social en test au Maroc

Les pays africains sont appelés à  réorienter leurs programmes de développement afin de s’atteler efficacement à  résoudre les questions d’exclusion humaine.

C’est l’une des conclusions majeures du dernier rapport de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique sur le développement social en Afrique. Le document insiste en effet sur le fait que cette réorientation des programmes doit se faire de manière à viser les causes structurelles et les mécanismes sous-jacents. «L’exclusion étant un phénomène multidimensionnel, la meilleure façon d’en comprendre l’étendue, la nature et les causes est d’examiner la vaste gamme de ses aspects et de ses effets tels qu’ils se manifestent dans le cycle de vie», expliquent les économistes de la commission économique. Faute d’une approche plus inclusive du développement et de la croissance, les conditions de vie des populations ne connaîtront en effet qu’une faible amélioration. Ceci serait d’autant plus problématique qu’il est communément admis que l’exclusion sociale qui peut en découler peut être génératrice de troubles sociaux et peut gravement compromettre la paix et la stabilité de la région. C’est dans ce contexte que les équipes de la commission planchent actuellement sur la conception d’un indice africain de développement social afin d’en faire un outil d’accompagnement des pays africains appelés à relever les défis de l’inclusion sociale. Actuellement, le projet est en cours dans cinq pays parmi lesquels le Maroc.