Un déficit budgétaire de 26 milliards de DH à fin septembre

Bonne orientation des finances publiques sur les neuf premiers mois de 2016. Les recettes ordinaires progressent de 6,6%, à 163,45 milliards de DH, tandis que les dépenses de même nature montent d’un petit 2,6%, à 151,3 milliards de DH, selon les statistiques du ministère de l’économie et des finances.

Ces données présentent une très légère différence par rapport à celles publiées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), dans lesquelles les recettes ordinaires augmentent de 5,5%, à 160,3 milliards de DH et les dépensent baissent de 0,9%, à 148 milliards de DH. Mais dans les deux cas, le solde ordinaire, soit l’épargne publique, est excédentaire de plus de 12 milliards de DH. Avec des investissements qui ont totalisé un volume de 44,9 milliards de DH, soit un taux de réalisation de 70% de l’enveloppe prévue, le déficit global ressort à 26 milliards pour les Finances et à 23,1 milliards de DH pour la TGR.

Ce résultat provient d’une hausse des recettes fiscales de 6,1%, à 142,8 milliards de DH, d’un côté, et d’une baisse des recettes non fiscales de 0,3%, à 15,4 milliards de DH, selon la TGR. Excepté la taxe de licence sur les débits de boissons et la TVA à l’intérieur, toutes les composantes des recettes fiscales ont évolué positivement. C’est le cas en particulier de l’impôt sur les sociétés (+7,3%, à 34 milliards de DH), l’impôt sur le revenu (+7%, à 29,1 milliards de DH), la taxe intérieure de consommation (+7,9%, à 19,8 milliards de DH), la TVA globale (+1,7%, à 39,25 milliards de DH) et les droits d’enregistrement et de timbre (+3,8%, à 12,1 milliards de DH). Au chapitre des dépenses, les biens et services ont augmenté de 4,5%, à 120,3 milliards de DH, et les intérêts de la dette de 4,2%, à 22,1 milliards de DH. En revanche, les dépenses de compensation ont baissé de 56,5% à 5,7 milliards de DH.