Un avant-goût des futures élections communales au Maroc

63% de taux de participation lors des partielles du 4 juillet.

Les élections communales partielles du 4 juillet ne sont pas passées inaperçues. Certes, il ne s’agit, après tout, que de 24 sièges dans 7 conseils communaux, mais leurs résultats sont édifiants. D’abord le taux de participation : 63%. Il a dépassé les 70% dans plusieurs cas. Une preuve, s’il en faut encore une, que les élections locales sont très suivies et que les citoyens, contrairement à ce qu’on aime à répéter, ne se sont pas complètement désistés de la politique.

Ceci, d’une part. D’autre part, et au vu de la répartition des 24 sièges à pourvoir, le MP s’est naturellement trouvé en tête avec six sièges. Un exploit qui n’a rien d’extraordinaire puisque c’est ce parti qui dirige le ministère de l’intérieur en la personne de son secrétaire général. La machine électorale qu’est l’Istiqlal (5 sièges) est arrivée en deuxième position, preuve que ce parti n’a rien perdu de son attrait au niveau local. Le PAM (4 sièges), première force électorale au sortir du scrutin de juin 2009, est arrivé en troisième position. C’est une autre réalité de nos élections communales, l’opposition n’intéresse personne. Le PJD qui dirige pourtant le gouvernement fait exception. C’est vrai qu’il a su s’imposer lors des élections législatives partielles, c’est vrai que depuis qu’il est à la tête du gouvernement il s’est inscrit en campagne électorale permanente, mais rien n’y est fait. Il arrive en quatrième position avec seulement trois sièges sur 24.

Bien sûr, ce n’est qu’un exercice à échelle réduite, mais il nous donne une idée générale sur le comportement de l’électorat local en perspective des futures élections locales dont la date n’est toujours pas fixée. Après ce que vient de traverser l’équipe Benkirane, il est presque’impossible de parler de ces élections avant l’année prochaine, voire au-delà.