Un agenda africain très chargé pour le Maroc

Le Royaume participera au 30e sommet de l’UA prévu fin janvier et devra intégrer officiellement, auparavant, la CEDEAO.

Le Maroc prendra part, à un très haut niveau, au 30e sommet des chefs d’Etat africains qui se tiendra du 28 au 30 janvier à Addis-Abeba. Un an après avoir repris son siège au sein de sa famille institutionnelle, le Royaume, initialement chargé du dossier, présentera lors de ce sommet la feuille de route africaine sur la migration. Il devrait également parachever son intégration des différentes instances de l’UA. Ce dernier point, expliquent certains spécialistes, reste néanmoins suspendu à son intégration officielle à la CEDEAO. D’après ces mêmes analystes, au delà des retombées économiques de cette intégration régionale, le Maroc ne se voit pas du tout évoluer au sein d’une autre organisation régionale aux côtés des ennemis de son intégrité territoriale.

Cela dit, l’acte de son adhésion à la CEDEAO devrait être entériné lors d’une réunion extraordinaire des chefs d’Etat de cette organisation régionale qui devrait avoir lieu dans les jours à venir. Si rien dans l’étude d’impact réalisée par les techniciens de la CEDEAO n’empêche, ni sur le plan économique ni juridique et encore moins politique, l’intégration du Maroc à cette organisation, les Etats membres ont néanmoins nommé une commission restreinte pour plancher davantage sur cette question.

Entre-temps, laisse-t-on entendre, le Maroc a entrepris une intense activité diplomatique en direction des Etats membres pour lever toute crainte quant à son intégration au sein de l’organisation qui devrait, d’ailleurs, être déployée de manière graduelle et progressive. En parallèle, la diplomatie marocaine continue dans sa lancée africaine, particulièrement en direction de l’Afrique centrale et australe. En ce sens, le déplacement de la ministre des affaires étrangères sud-africaine au Maroc n’est pas passé inaperçu. Officiellement, elle a participé à la conférence ministérielle pour un Agenda africain sur la migration, qui a ouvert ses travaux mardi à Rabat, mais cette visite a suscité autant d’intérêt que le Maroc et l’Afrique du Sud ont décidé, récemment, de reprendre leurs relations diplomatiques et rehausser le niveau de leur partenariat.