Transhumance politique : la saison est ouverte !

A quelques mois des élections communales et régionales, il n’y a plus un parti qui ne souffre de départs collectifs de ses élus locaux.

 Même le PJD dont la position au gouvernement est censée lui servir d’aimant est affecté par cette tare. Une trentaine de membres viennent de le quitter à Sidi Bernoussi et Sidi Moumen à Casablanca. C’est le deuxième départ collectif dans cette circonscription en seulement quelques mois. L’Istiqlal, lui, a vu un groupe de ses militants et élus locaux (plus de 50 membres) claquer la porte à Chichaoua, dans la région de Marrakech. Quant à l’USFP, c’est à Chaouen qu’il déplore le départ de plusieurs conseillers locaux (16 élus). Un départ qui n’a rien à voir avec le mouvement réformiste initié par feu Ahmed Zaidi. Bien sûr, tous ces notables et conseillers locaux ne s’évaporent pas dans la nature, ils s’en vont proposer leurs services aux plus offrants parmi les autres partis. Du moins ceux dont la gestion interne le permet, puisqu’au PJD, par exemple, il faut passer par une procédure complexe qui vient d’être adoptée en conseil national pour être candidat. Au PAM, en plus de réserver la moitié des listes des candidats aux femmes, le parti n’accepte pas les transhumants.