Transhumance politique, ce n’est pas fini !

Mohcine Chaà¢bi, député d’Essaouira, vient de changer de camp. à‰lu, au même titre que son père démissionnaire, sous l’étiquette du PEDD, il a fini par rejoindre, officiellement depuis mardi, le groupe parlementaire du RNI.

Entre les deux, il a été catalogué SAP (sans appartenance politique) pendant un moment. Voilà une situation qui ne cadre aucunement avec l’article 61 de la Constitution. Seulement, pour opposer cet article au député transhumant, le Conseil constitutionnel ne peut pas s’auto-saisir. Il faut que l’initiative vienne du président du Parlement, soit de son propre chef, ou après saisine du premier groupe auquel appartenait le député concerné. Sauf que le PEDD, sous lequel les Chaâbi père et fils ont été élus, ne peut agir puisque la famille Chaâbi l’a quitté depuis longtemps, de même que le président de la Chambre n’a aucun intérêt à empêcher le ralliement d’un nouveau député au groupe parlementaire de son parti. Cela étant, l’application de l’article 61 est quelque peu problématique dans certains cas, notamment lorsque l’élu est renvoyé par son parti. Cela est dû à la double représentation du parlementaire qui est avant tout un élu de la nation, mais qui représente également un parti politique au Parlement.