TGV : les entreprises marocaines prêtes à  prendre la relève des turques

La défaillance de l’entreprise turque chargée des travaux de génie civil de la ligne de TGV n’a pas fait que des malheureux.

La défaillance de l’entreprise turque chargée des travaux de génie civil de la ligne de TGV n’a pas fait que des malheureux. Si l’incident est de nature à retarder le calendrier et chambouler les plans de l’ONCF, les entreprises marocaines du BTP, elles, s’en réjouissent. Elles voient, en effet, dans le retrait de la société turque Alarko une belle opportunité pour se positionner sur ce gros projet. D’ailleurs, la fédération du secteur, la FNBPT, s’est empressée d’adresser une correspondance au patron de l’ONCF, Rabie Khlie, à ce sujet. Dans ladite lettre adressée à la mi-mai, le président de la fédération a explicitement demandé, dans la perspective du lancement de nouveaux appels d’offres pour désigner la relève des Turcs, à ce que les marchés soient divisés en lots de plus petite taille que les initiaux de manière à permettre aux PME marocaines d’accéder plus facilement au marché. De même, le président, Bouchaib Benhamida, a demandé au patron de l’ONCF de veiller à l’application de la clause de préférence nationale conformément à une circulaire du ministre de l’équipement datant du 21 février 2012. Cette clause stipule qu’une entreprise marocaine peut être désignée adjudicatrice d’un marché même si son offre financière est supérieure à celle d’un concurrent étranger à condition que cette différence ne dépasse pas les 15%.