Subvention du Gaz butane  : le gouvernement envisage de passer à l’octroi des aides directes

Butane Gaz Maroc 2012 09 27

Les grandes sociétés réalisant un bénéfice net supérieur à 100 millions de dirhams seront assujetties à un taux de 35%, y compris celles exerçant des activités en situation de monopole.

Le gouvernement envisage de passer de la subvention du gaz butane à l’octroi des aides directes pour continuer à faire face à la hausse des cours mondiaux.

S’exprimant lors d’un point de presse sur la présentation du projet de loi de finances (PLF) de l’année 2023, Fouzi Lekjaa a planché sur les moyens d’accorder les subventions aux populations ciblées et la distribution d’aides directes aux ménages les plus pauvres.

A cet égard, il a souligné l’importance de l’amélioration de la contribution des grandes sociétés réalisant un bénéfice net supérieur à 100 millions de dirhams (MDH), qui seront assujetties à un taux de 35%, y compris celles exerçant des activités en situation de monopole.

Ceci permettra la consécration du principe de solidarité sociale et de la neutralité fiscale et aura un impact considérable sur la réforme de la caisse de compensation et le ciblage des ménages pauvres et vulnérables dans les programmes sociaux.

« Le débat de la caisse de compensation et du ciblage au Maroc nous ont pris 10 ans et nous étions toujours d’accord que les subventions exhaustives de la caisse de compensation ont toujours été contre-productifs », a relevé M. Lekjaa, notant que les personnes ayant un faible pouvoir d’achat ont bénéficié le moins de ces subventions.

Afin de garantir l’efficacité des aides publiques, « nous devons alors passer de ces subventions, à des aides directes via des transferts financiers directs, et c’est ce que prévoit le PLF-2023 », a fait valoir le ministre. « À partir de cette, année nous allons allouer 20 milliards de dirhams (MMDH) aux aides directes au profit des ménages vivant dans la précarité », a-t-il soutenu, précisant que la subvention de gaz ne bénéficie pas grandement aux familles précaires qui ne dépassent pas une bonbonne de gaz par mois.