Schéma et plans d’aménagement : les nationaux n’ont que des miettes

Français, Espagnols, Coréens et Tunisiens dans la course.

Avec la vague de renouvellement des documents d’urbanisme des grandes villes, lancée il y a à peu près deux ans, les marchés publics pour l’élaboration de Schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme (SDAU) et de plans d’aménagement pleuvent (voir Le calendrier de publication des plans d’aménagement).

Une aubaine dont les cabinets nationaux spécialisés ne profitent que de manière marginale. Et pour cause, les compétiteurs étrangers gardent une large mainmise sur les marchés lancés.

Les Français sont à pied d’œuvre pour doter Oujda, Rabat et Casablanca de nouveaux documents. Les Espagnols ont raflé les marchés lancés au niveau d’Agadir et Kénitra.

Les Tunisiens s’occupent des travaux pour Meknès et Nador. Même les Coréens ont tenu à avoir leur part du gâteau en décrochant les marchés lancés au niveau de Marrakech. En tout et pour tout, seuls les travaux de Tanger, Al Hoceima et Fès échoient à des Marocains. Pourquoi cette razzia des cabinets étrangers ? A la direction de l’urbanisme on impute cela à une simple question de manque de moyens des entités locales.

En effet, la quarantaine de cabinets nationaux présente sur le marché est dans sa grande majorité très spécialisée et n’est pas à même d’offrir la multitude de compétences pour prendre en charge tout le processus d’élaboration des documents d’urbanisme. Pour peser davantage, les spécialistes nationaux gagneraient à se regrouper. Ce serait même pour eux l’unique voie pour profiter d’un marché très juteux.

Pour l’année en cours, les ressources mobilisées par les différentes agences urbaines du Royaume pour le renouvellement des documents d’urbanisme se montent à 140 MDH.