Sanctions royales : le principe de la reddition des comptes consacré

Une proposition de réforme des CRI dans deux mois.

Le principe de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes est consacré. Un nouveau communiqué du Cabinet royal a annoncé, lundi 11 décembre, des sanctions contre 180 agents d’autorités, dont un wali, six gouverneurs, six secrétaires généraux, 28 pachas, chefs de cercle et chefs de district urbain, 122 caïds et 17 khlifas. Certains d’entre eux seront suspendus et d’autres, en plus de leur suspension, seront traduits devant les conseils disciplinaires. D’autres encore ont reçu des blâmes. Loin de l’esprit d’une campagne, comme le Maroc en a connu par le passé, ces sanctions ainsi que celles prises, auparavant, contre quatre membres du gouvernement et 14 autres hauts responsables, constituent un tournant décisif vers une ère nouvelle, où l’administrateur de la chose locale est plus que jamais sommé de répondre à l’ensemble de ses obligations. Il est clair que la reddition des comptes ne se limite plus à une catégorie au détriment d’une autre. Tous sont égaux devant la loi, et personne, qu’il s’agisse d’un responsable partisan ou d’un cadre technocrate, ne peut jouir d’une quelconque protection devant ses devoirs.

Par ailleurs, le même communiqué annonce que des investigations ont permis de relever les anomalies qui empêchent les CRI de remplir leur mission fixée par la Lettre royale du 9 janvier 2002. Ainsi, les CRI ont été peu performants en ce qui concerne l’accompagnement et l’aide aux investisseurs. Dans ce cadre, il est relevé particulièrement l’absence de suivi post-création, la non-assistance aux petites et moyennes entreprises, entre autres. Le Souverain a, ainsi, donné Ses hautes instructions au chef du gouvernement afin d’œuvrer avec l’ensemble des secteurs concernés et avec la Cour des comptes en vue de lui soumettre, dans un délai ne dépassant pas deux mois, les propositions relatives à la réforme et à la mise à niveau des CRI.