Sahara : le culte du secret… de Polichinelle

La liste des pays reconnaissant ou pas la RASD est confidentielle.

Combien d’Etats reconnaissent le Polisario ou encore la pseudo-«république arabe sahraouie démocratique» (RASD) ? Quels sont les Etats qui ont retiré ou gelé leur reconnaissance et quels sont ceux qui viennent de la reconnaître ? Au ministère des affaires étrangères, ce genre d’informations est jugé «sensible» et donc «confidentiel». Oublié donc le droit d’accès à l’information, pourtant clairement stipulé dans la nouvelle Constitution (article 27) et que le gouvernement se targue de promouvoir, à travers la préparation d’une loi dédiée.

La frilosité affichée est d’autant plus ridicule que l’on peut trouver facilement l’information sur internet (Wikipedia, entre autres). Seul hic, elle est souvent présentée de manière à servir les intérêts du Polisario.

Ne vaudrait-il pas mieux  que les Marocains sachent par la voie officielle ce qui se passe concernant un dossier qui les intéresse tous, plutôt que d’aller chercher une information tronquée ailleurs ? Le ministre délégué aux affaires étrangères Youssef Amrani  n’a-t-il pas affirmé, lui-même, au Parlement que, depuis l’année 2000, ce sont 34 Etats qui ont retiré leur reconnaissance de la république du Polisario ? Le même ministère n’a trouvé aucune gêne à nous communiquer, début 2007, une liste exhaustive des pays qui reconnaissaient encore la RASD, ceux qui ne l’ont jamais reconnue ou ceux qui ont retiré ou gelé leur reconnaissance. 

Depuis, comment a évolué la situation ? Là-dessus, c’est le silence total. Pourtant, il n’y a aucune honte à dire la réalité. On se sent un peu comme des enfants à qui on cacherait la vérité car incapables de comprendre.