Relance du crédit bancaire : les mesures retenues

Elles ont été présentées par Abdellatif Jouahri lors du CNE.

Si la réunion tenue il y a quelques semaines entre Bank Al-Maghrib, la CGEM et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) a été très suivie, peu de choses ont filtré sur les mesures concrètes qui en ont résulté. Le wali de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, en a livré le détail lors du Conseil national de l’entreprise organisé par la confédération patronale. Les actions arrêtées, dont certaines sont à application immédiate, consisteront d’abord à rendre effectif l’accès des entreprises à leur notation au sein des banques. C’est là un point de discorde historique entre les entreprises et leurs banques, les premières jugeant que les secondes ne partagent pas leurs appréciations et, partant, ne leur donnent pas la possibilité d’améliorer leurs dossiers. Dans le même esprit, les banques devront désormais motiver les décisions de rejet des crédits.

En outre, les établissements sont appelés à conclure des accords avec différents secteurs, à l’instar de la convention paraphée avec la filière du textile à la mi-2015 pour proposer des financements adaptés. Celle-ci a d’ailleurs donné des résultats probants, de l’avis de BAM.

Ensuite, la faisabilité de la mise en place d’un fonds de restructuration des entreprises en difficulté va être étudiée. Aussi, décision a été prise de rendre effectif le financement du butoir de TVA avec un mécanisme sécurisé de cession des créances. Pour boucler la boucle, un mémorandum traitant de divers aspects problématiques devrait être adressé au gouvernement. Y seront abordés les délais de paiement, la participation des PME aux marchés publics, le statut de l’auto-entrepreneur, le financement des collectivités territoriales ainsi que la création du fonds de restructuration des entreprises.