RAM, FEC, CDVM, OCE… Le cru 2010 de la Cour des comptes

Plus d’une dizaine d’établissements visités par des juges.

La Cour des comptes vient de publier son rapport 2010 qui porte sur un total de 120 opérations de contrôle réalisées dans les établissements et institutions publics. Les plus importants faits relevés concernent, entre autres, la RAM qui aurait versé des gratifications indues aux membres de son conseil d’administration. De plus, des indemnités kilométriques et des billets gratuits, non justifiés, ont été accordés à des délégués du gouvernement et des personnes extérieures à l’entreprise.

Le Fonds d’équipement communal est également concerné. Il a consenti, selon le rapport, des crédits de l’ordre de 1,5 milliard de DH destinés à la réhabilitation et l’aménagement des établissements scolaires dans les communes, sans que les objectifs fixés initialement ne soient réalisés par manque de contrôle. Et ce n’est qu’un exemple.

Le CDVM a, lui, été épinglé pour un autre motif : un délit d’initié non puni. Cinq personnes auraient initié entre 2006 et 2007 des opérations de bourse douteuses portant sur plus de 247 MDH dont plus de 198 millions pour un seul mis en cause. Le CDVM a reporté l’examen du dossier deux fois avant de le classer définitivement, sans motiver cette décision, en 2008.

Autre organisme public visé, l’Office des changes qui, selon la Cour, a décidé de pénalités dérisoires pour des infractions portant sur des millions de dirhams.

Quant à la direction des affaires administratives et générales du ministère des finances, en plus d’assumer les charges salariales d’une armée de 691 informaticiens, un nombre jugé excessif par la Cour, elle a tout simplement dépensé plus de 34,6 MDH pour des systèmes informatiques inutilisés ou rarement utilisés.