Qui a dit que la politique ne séduit plus ?

En ce moment, c’est le rush sur le Parti des néo-démocrates.

Les fondateurs qui s’attendaient à une liste de 1200 congressistes et qui ont pris leurs dispositions et établi leur budget en fonction de ce nombre, se sont vu submergés par les demandes de participation au congrès. Au final, la liste des congressistes a été élargie à 2 000 participants. Et ce n’est qu’un début. Cette affluence risque de se poursuivre au moment où le parti entamera la mise en place de ses instances locales, régionales et nationales. C’est dire que le nouveau parti, le premier à voir le jour après la promulgation de la nouvelle Constitution, vient peut-être réconcilier les citoyens avec la politique. Et, qui plus est, il ne s’agit pas des «habitués». C’est une nouvelle génération de cadres et de jeunes qui vient ainsi de faire son baptême politique. Le congrès constitutif du PND se réunit ce week-end à Bouznika. Une fois les statuts et le programme politique validés, il sera question d’élire le président, le conseil national, le comité central, le bureau politique et une instance d’orientation. Pour le moment et faute d’un second candidat, c’est le fondateur et professeur de sciences politiques, Mohamed Darif, qui devrait présider aux destinées du parti.