Quatre syndicats appellent à la grève générale

C’est décidé, les centrales syndicales les plus représentatives (l’UMT, la CDT, l’UGTM et la FDT-Azzouzi) ont lancé un nouveau mot d’ordre pour le 24 février.

La grève générale de 24 heures annoncée, la deuxième en à peine un peu plus d’une année (la première a été organisée le 29 octobre 2014), sera observée dans les secteurs public, semi-public et privé. La date de ce débrayage, annoncé depuis trois mois, a été fixée mardi 9 février et rendue publique le lendemain lors d’un point de presse tenu au siège de l’UMT à Casablanca. L’option d’une grève générale fait partie d’un processus de contestation entamé depuis plusieurs mois et qui a été marqué par une grève dans la fonction publique le 10 décembre dernier. Elle a été présentée comme un dernier recours au cas où le gouvernement s’entêtait à fermer la porte au dialogue social.

Les deux parties s’étaient pourtant rencontrées il y a deux semaines et s’étaient entendu pour une reprise des négociations, principalement à propos du projet de réforme du régime de retraite des fonctionnaires, la semaine dernière. La rencontre n’a finalement pas eu lieu. En attendant, la branche de la FDT dirigée par Abdelhamid Fatihi (proche de la direction de l’USFP) devrait déjà avoir observé une grève dans la fonction publique, les collectivités territoriales et les établissements publics, et ce, jeudi 11 février.